Profession

 
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Docteur en médecine, généraliste, chirurgie et accouchements.
 
Médecin agrée de l'Onem de 1995 à 1998.
 
Médecin coordinateur d'un Service d'Accueil de jour et résidentiel pour personnes handicapées.
 
Médecin coordinateur d'un autre Foyer pour personnes handicapées.
 
Administrateur ASBL : Prévention Santé à l'Ecole.
 
Président de Centre de Santé Mentale : Le Psy Chic à La Louvière.
 
Co-fondateur d'une Maison Médicale Le Val d'Haine à Bracquegnies
 


 

Dépistage du cancer du sein

 
 

Le dépistage du cancer du sein : si vous n'en avez pas entendu parler ces derniers temps, c'est que vous étiez sur la planète mars… ou en tout cas dans la lune !

Il y a eu des spots TV et radio, il a fait la une des journaux, les surfeurs en discutent sur les réseaux dits sociaux (facebook), le sujet anime les voyages en train comme les séances chez le coiffeur… Il y a même eu des pétitions en lien avec le mammotest !

C'est que tout le monde n'est pas vraiment d'accord avec la campagne de dépistage par mammotest, même parmi les médecins.

 
La Mutualité Socialiste, soutient activement le programme depuis sa première édition en 2002. Car s'il ne constitue pas LA solution parfaite qui résoudrait tous les problèmes, elle est convaincue qu'il donne à un maximum de femmes un maximum de chances de ne pas être confrontées à une forme trop grave de cancer.
 

Le programme "mammotest", c'est quoi ?

 

A Bruxelles et en Wallonie, c'est la Communauté française qui met en place le programme. Tous les 2 ans, les femmes de 50 à 69 ans sont invitées par courrier à prendre rendez-vous pour un "mammotest". C'est comme cela qu'on appelle une radiographie des seins (ou "mammographie") qui est faite dans le cadre de la campagne. Chaque femme âgée de 50 à 69 ans peut également demander aux centres agréés ou à son médecin traitant de lui prescrire le mammotest. > En savoir plus sur la campagne.
Totalement gratuit pour la femme, l'examen est fait dans des centres agréés avec des appareils dont la qualité est contrôlée. Les radiographies sont regardées séparément par deux radiologues expérimentés :
  • s'ils disent tous les deux que "il n'y a rien à la radio", le mammotest est "négatif", la personne est avertie par son médecin et sera convoquée de nouveau deux ans plus tard.

  • Si les deux spécialistes ont vu quelque chose d'anormal, le médecin traitant informe sa patiente que la mammographie est "positive" et prévoit avec elle et son gynécologue d'autres examens pour rechercher ce que c'est. On fera aussi des examens complémentaires si les deux radiologues trouvent qu'on ne voit pas assez bien l'intérieur du sein à la radiographie.

  • Dans le cas où les deux médecins n'ont pas le même avis, on demande à un troisième. Les radiographies et les avis des médecins sont transmis automatiquement par voie informatique. Tous les examens et résultats sont enregistrés et analysés pour pouvoir évaluer le programme et rectifier le tir si nécessaire.
  • Une chance unique pour beaucoup de femmes…

     

    Savez-vous qu'avant la première campagne de dépistage, plus de la moitié des femmes de 50 à 69 ans ne passaient jamais de mammographie ! Parce qu'elles ne savaient pas que c'était important, qu'elles n'y pensaient pas ou qu'elles trouvaient que c'était payer cher pour pas grand-chose…
    La campagne mammotest veut donner la chance à TOUTES les femmes de la tranche d'âge d'y avoir accès GRATUITEMENT ! La Mutualité Socialiste est fière de soutenir ce projet susceptible de diminuer les inégalités sociales de santé.
     

    Les critiques... et les réponses !

     

    Voici des critiques souvent entendues contre le programme avec, pour chacune d'entre elles, une réponse du Dr Pierre Baldewyns du Service Promotion Santé qui explique pourquoi  votre Mutualité est POUR LE MAMMOTEST…
     

    Critique entendue : "Ce n'est pas intéressant d'organiser ce genre de dépistage…"

     

    Si ! Un dépistage systématique est intéressant quand la maladie est fréquente, grave mais que l'on peut soigner et qu'un test facile permet de la détecter. Le cancer du sein répond à ces quatre critères : 1 femme sur 11 souffrira d'un cancer du sein à un moment de sa vie et c'est de ce cancer que les femmes meurent le plus. Les progrès faits dans le traitement du cancer du sein sont extraordinaires, les chances de guérisons sont souvent très grandes, surtout si on commence le traitement au tout début de la maladie. Et le mammotest est un test facile qui permet le plus souvent de  détecter le cancer à son début.
     

    Critique : "Le programme mammotest a beaucoup de défauts…"

     

    Pour nous, il a surtout beaucoup de qualités, qui l'emportent largement sur les quelques défauts qu'on essaie d'améliorer d'année en année. Voici quelques exemples de "défauts" et les améliorations qui y sont apportées.
  • Les femmes doivent attendre pour avoir les résultats du mammotest. Amélioration : pour réduire au maximum ce temps d'attente qui peut être stressant, les radios sont informatisées et envoyées automatiquement entre les centres d'examens et entre les médecins !

  • Quand le mammotest est "positif", la plupart des femmes pensent qu'elles ont un cancer. Pourtant, dans 95 % des cas, ce n'en est pas un ! Amélioration : mieux informer les femmes pour leur expliquer de manière simple que "positif" ne veut dire "cancer" qu'une fois sur vingt et que, même si c'est un cancer, les traitements sont de plus en plus efficaces et de moins en moins pénibles.

  • Parfois, le mammotest est "négatif" alors qu'il y a un cancer. Avantage du programme : aucun examen n'est sûr à 100 %, mais tous les contrôles à différents niveaux du programme permettent d'éviter au maximum de "passer à côté des petits cancers".

  • Dans d'autres cas, on découvre et on traite des tout petits cancers qui n'auraient pas grandi et auraient guéri tout seuls même si on n'avait rien fait.
    Amélioration future : les chercheurs essaient de trouver le moyen de repérer ces rares cancers qu'on pourrait décider de surveiller mais de ne pas opérer tout de suite.

  • Certaines femmes ont mal pendant la mammographie. Amélioration : pour que le mammotest soit vraiment utile, il faut que le sein qu'on regarde soit bien placé. Normalement, l'examen ne devrait pas faire mal. Les femmes devraient prévenir tout de suite le technicien si elles ont mal et lui demander de changer sa façon de faire l'examen.
  • Critique fréquente : "Le mammotest est de moins bonne qualité qu'une mammographie faite en dehors du programme…"

     

    C'est plutôt le contraire ! Le programme mammotest est basé sur des recommandations scientifiques sérieuses, internationales, européennes et belges. Des contrôles à différents niveaux (machines, techniciens, manières de faire, radiologues) et une lecture des radios par deux spécialistes lui garantissent une bonne qualité et de détecter efficacement les cancers. Et puisque tout est enregistré, il peut être évalué facilement et régulièrement amélioré.
    Une mammographie faite en dehors du programme n'offre pas toujours toutes ces garanties de qualité, même si le radiologue fait consciencieusement son travail. 
     

    Autre critique : "Il faudrait convoquer aussi des femmes de moins de 50 ans et de plus de 70 ans…"

     

    Premier point important : ce n'est pas parce que les femmes de moins de 50 ans et de plus de 69 ans ne participent pas au programme de dépistage qu'on ne fait rien pour elles ! Leur médecin traitant ou leur gynécologue les examine régulièrement et peut leur proposer les examens qu'ils jugent nécessaires. Contrairement au mammotest, consultations et examens ne seront pas gratuits mais quand même en partie remboursés par la mutualité.
    Deuxième point important : si une femme de n'importe quel âge a un risque particulier de cancer du sein, par exemple des cas dans sa famille ou déjà quelque chose d'anormal au niveau d'un sein, son gynécologue la suivra de près !
    Le programme est réservé aux femmes de 50 à 69 ans, d'abord parce que c'est à ces âges qu'arrive environ la moitié des cancers du sein.
    En plus, chez les femmes plus jeunes, avant la ménopause, les hormones font que leurs seins sont "denses" à la mammographie, ce qui ne permet pas de bien voir à l'intérieur du sein. Et si un cancer commence chez elles, il se développe plus rapidement : attendre deux ans entre deux dépistages, ce serait trop long.
    Et chez les femmes plus âgées, les recherches montrent qu'un dépistage systématique tous les deux ans n'apporte pratiquement aucun avantage.
     

    Critique entendue : "En plus d'une mammographie, il faudrait une échographique…"

     

    Non, certainement pas à chaque fois ! Dans le cadre du programme, pour plusieurs raisons bien réfléchies, on fait une échographie en plus de la mammographie seulement si les deux radiologues trouvent que c'est nécessaire.
    Dans la grande majorité des cas, si le mammotest est "négatif" pour les 2 spécialistes, c'est qu'il n'y a rien, donc très sûrement pas de cancer : l'échographie est inutile ! Au contraire, s'il est " positif ", on fera en plus une échographie. Autre situation dans laquelle on demandera aussi une échographie : quand la patiente a encore beaucoup d'hormones et que ses seins sont trop " denses " pour bien voir à la mammographie.
    Trop d'échographies sont inutiles : soit elles ne montrent rien de plus, soit elles montrent des choses qui ressemblent à des cancers mais qui n'en sont pas, qui ne sont pas graves et qui vont pousser à faire d'autres examens, ponctions et biopsies, souvent inutiles aussi ! Tout cela avec pour conséquences d'inquiéter les femmes sans aucune raison et de coûter cher pour rien à la société.
     

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